A sa naissance sur des consoles huit bits, on flanqua une moustache à Mario parce qu’on ne pouvait pas faire autrement. La technologie de l’époque n’avait pas les moyens de lui offrir une bouche animée et cette moustache – au-delà d’être un parfait palliatif technologique – conféra au personnage une image immédiatement reconnaissable. Et c’est ce qu’a toujours fait cet attribut pileux. Là où la barbe cache, la moustache distingue ! Il suffit pour s’en convaincre de penser à un acteur barbu et/ou moustachu. Je mets mon poil à frire que le premier qui vous saute à l’esprit n’est pas barbu. Charlie Chaplin ? Charles Bronson ? Jean-Pierre Darroussin ? Jean Rochefort ? Un quartet parfaitement représentatif de tout ce que la moustache peut signifier… De la fantaisie à la virilité la plus féroce, de l’authenticité au romantisme bourgeois. Il y a tout dans la moustache. Aujourd’hui elle ne se contente plus d’incarner un certain art de vivre, elle s’engage aussi en faveur de la cause médicale masculine (Movember), elle représente une réelle tendance dans la mode masculine, plus sophistiquée et aristocratique que la barbe. Elle fanfaronne en tête d’affiche, sous le nez (mais pas la barbe) d’acteurs comme Miles Teller dans Top Gun : Maverick, Chris Evans dans The Gray Man, Brad Pitt (qui n’en est pas à sa première fois) dans Babylone ou encore Aaron-Taylor Johnson dans Bullet Train. Sanctifiée par le cinéma hollywoodien d’avant-guerre, iconisée par celui des années soixante-dix, la moustache est de retour après trente ans de purgatoire. Et pour ceux qui douteraient encore du charisme dont elle est porteuse, souvenez-vous du cataclysme qu’a été le remake de la série Magnum avec cet acteur sans moustache. Comme disait Tom : La moustache c’est select !
La moustache
Attribut vintage et revendiqué, la moustache fait son grand retour. Star des écrans, marqueur de style, elle s'impose comme un symbole fort de l’identité masculine contemporaine.